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Souvenirs d'une Resbacienne

 

 
Rebais, dans les années 1928-1930, était une petite ville (comme beaucoup en France) très animée avec de nombreux commerces. Les boulangers, bouchers, épiciers faisaient des « tournées » : la campagne était ravitaillée .
Il y avait peu d'automobiles : on se déplaçait à pied ou à bicyclette. Le cheval faisait vivre et travailler le maréchal-ferrant, le bourrelier, le charron ... Le chemin de fer reliait Saint Siméon à La Ferté s/ Jouarre et le courrier était acheminé par ce moyen. La gare était dirigée par une femme qui faisait fonction de chef de gare et deux employés y travaillaient .

La scierie de M. Legouge employait quelques personnes dont le conducteur du fardier qui remorquait les arbres. I1 n'avait pas de fouet et les chevaux lui obéissaient à la voix. On se chauffait et on cuisinait au feu de bois qui était livré par tombereaux ; le scieur se déplaçait avec sa scie mécanique .

Les médecins avaient une automobile et se rendaient en campagne. Ils travaillaient du matin au soir et même la nuit ! En ce temps, les femmes mettaient leurs enfants au monde chez elles et nombre de resbaciens sont nés ainsi .

Il y avait beaucoup d'animation à cause du lavoir (qui a disparu avec la déviation). Il n'y avait pas de machines à laver et les laveuses professionnelles, à qui l'on confiait son linge, ou des mères de famille qui venaient laver leur propre linge, créaient cette agitation.

Chomette Favor était en plein essor avec le travail à domicile des plieuses de papier.. Le charbon arrivait par le train et repartait avec la production de l'usine .

Le mardi -jour de marché - le juge de paix de Coulommiers venait à Rebais, donnant ainsi lieu à quelques séances pittoresques .

L'osier occupait une grande place : il était cultivé dans la campagne et travaillé, soit en atelier, soit par des ouvriers indépendants, après avoir subi toute une série de transformations .

Avec la disparition de la traction animale qui a été remplacée par la traction mécanique, l'arrivée de la distribution « grandes surfaces », la façon de vivre a bien changé ...

Article recueilli par Mme Bonhomme
 

 

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